Alors que les déclarations fusent de part et d’autre sur la toile concernant la revalorisation des généralistes, Le ministre de la santé Roselyne Bachelot a annoncé que les élections professionnelles chez les médecins libéraux auraient lieu le 29 septembre.
Présente au congrès du syndicat MG France à Lille samedi, elle a profité de l’occasion pour annoncer que les maux évoqués dernièrement seraient pris en considération : « Si je suis parmi vous aujourd’hui, c’est précisément parce que j’entends, tout en assumant mes responsabilités, lever des malentendus et vous expliquer comment j’envisage, avec vous, l’avenir ». Et sans pour autant évoquer de mesures concrètes, Le ministre entend réduire les charges administratives imposées aux médecins et proposer des modes de rémunération plus en accord avec la charge de travail abattue.
Pour rappel, MG France était le syndicat à l’origine du mouvement de grève des généralistes le 11 mars dernier.
Cette déclaration de Mme Bachelot intervient en pleine crise de la profession, et quand d’un côté les généralistes demandent une revalorisation de leur profession, de l’autre ce sont les régions qui peinent à trouver de nouveaux médecins pour les zones sous dotées où le nombre de praticien par habitant ne cesse de chuter. Ainsi voit-on de plus en plus de collectivités avoir recours aux bourses, rémunérant l’étudiant durant ses études (le montant de la bourse est variable, elle démarre à 300€ et peut atteindre jusqu’à 1800€ par mois) contre X années d’exercice dans une zone ou les médecins font défaut. Généralement, l’engagement du bénéficiaire de la bourse à exercer dans une zone pauvre en médecins est égale à la période durant laquelle il a profité du soutien financier.
Pour plus d’informations je vous renvoie vers l’article de France soir Médecins généralistes : le grand malaise, qui résume assez bien la situation.
Située au nord-ouest de la Roumanie, l’université a ouvert un cursus de médecine générale réservé aux étudiants français. La formation ainsi que le diplôme sont reconnues au niveau européen et permettent d’exercer dans n’importe quel pays de l’union.
Désireux de faire avancer les choses rapidement et non content des répercutions de la journée de grève du 11 mars dernier, le principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF, a appelé à faire payer unilatéralement 

Reconnu depuis peu comme un spécialiste, le médecin généraliste réclame aujourd’hui une augmentation d’1€ sur le prix de la consultation. Bien qu’un accord ait été conclu avec l’assurance maladie en mars 2007, cette dernière menace aujourd’hui de suspendre les exonérations de cotisations sociales des médecins qui dépasseraient le seuil de 22€ pour une consultation. Elle invoque la dégradation de ses comptes due à la crise pour ne pas avoir à tenir ses engagements.